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Les Forêts de la Coubre
et des Combots d'Ansoine
Un patrimoine naturel
Pourquoi cette mobilisation ?

La forêt de la Coubre est un milieu naturel exceptionnel d'une grande richesse écologique, historique et humaine pour le territoire et la population de la presqu'île d'Arvert.

Les biens communs coûtent cher à la société, la forêt domaniale fait partie du domaine public; elle aussi, tombe sous le joug de la recherche d'économies voire de la rentabilité. Les aménagements sont de plus en plus chers et les crédits de plus en plus limités. Il devient impératif de faire appel à d'autres voies pour en assurer la pérennité.

Heureusement, beaucoup de personnes sont attachées aux valeurs de ce patrimoine construit à la sueur des générations successives qui se sont attachées à nous le transmettre dans d'assez bonnes conditions.

Nature en Pays d'arvert via sa structure ADPLC se veut fédératrice de toutes les bonnes volontés décidées à sauvegarder le patrimoine naturel et la patrimoine bâti de la forêt domaniale de la Coubre et des Combots d'Ansoine.

     Rejoignez-nous, nous avons besoin de vous pour redonner vie à la forêt et la maintenir en bon état.

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Ces forêts recouvrent la partie sableuse de la presqu’île d’Arvert, à l’origine avancée continentale calcaire dans l’océan, bordée par la Seudre au nord et la Gironde au sud.

Les sables apportés par la mer et accumulés par le vent ont édifié des cordons dunaires qui ont progressivement fermé le golfe d’Arvert devenu un vaste marécage : le Barbareu.

Aussi longtemps que la communication avec la Gironde fut maintenue, cet exutoire sépara la forêt de Salis (domaine du seigneur d’Arvert) de celle de Corles (au seigneur de Royan).

Ces forêts étaient de pins maritimes et de chênes (chêne vert à feuillage persistant et chênes à feuilles caduques : pédonculé, pubescent…).

Développées à la faveur d’une Période Médiévale Chaude, elles ont accueilli des communautés religieuses (Notre de Dame de la Garde, prieuré de Disail) et villageoises.

L’homme trouvait là en abondance le bois et le gibier.

Le bois avait de très nombreuses utilisations pour la construction des habitations et des bateaux qui parcouraient le Barbareu tant qu’il fut en eau et exploité pour la pêche et la récolte du sel.

L’accroissement rapide de la population eut pour conséquence la recherche de nouvelles terres à cultiver : ainsi commencèrent les déforestations. Lorsqu’arriva le Petit Âge Glaciaire, la consommation du bois de chauffage réduisit encore la couverture forestière protectrice du sol : les dunes se remirent en marche poussées par les vents d’ouest vers l’intérieur.

La carte réalisée par Cl. MASSE en 1807 montre bien une grande partie du pays d’Arvert envahi par les sables.

Il fallut attendre le décret impérial de 1810, instituant la plantation des dunes, pour que les travaux de fixation puissent être entrepris.

De l’ancienne forêt de Corles subsistait encore, au sud du marais de Saint-Augustin, une large bande boisée séparée de la Gironde par des dunes mobiles. Pour empêcher l’enfouissement de ces bois et la progression d’une importante coulée sableuse menaçant le marais, l’Administration décida de procéder en 1842 à la fixation de ces sables sur un domaine particulier, celui des Combots d’Ansoine.

Suivant l’article 5 du décret de 1810, les particuliers, qui avaient confié le reboisement à l’État, ne rentreraient en possession de leurs dunes que lorsqu’il se serait remboursé des frais d’ensemencements, intérêts compris. Pour cette raison, les descendants de la famille DUGAS, propriétaire en 1842, durent attendre un siècle pour recouvrer leur domaine.

Dans l’ancienne seigneurie d’Arvert, ne subsistaient que quelques îlots boisés à l’est. Après la Révolution, beaucoup de  dunes appartenaient à des grands propriétaires mais assez peu assurèrent eux-mêmes leur fixation. (On peut citer des propriétaires de La Rochelle qui ensemencèrent la forêt encore dite des Rochelais). L’État acquit le reste (abandons volontaires, ‟biens vacants sans maîtres”, biens des émigrés. Toute la frange côtière entre le Barrachois et le rivage, gagnée sur la mer, avait été intégrée au domaine de l’État). C’est donc lui qui assura l’essentiel des  reboisements des dunes de La Tremblade au nord et de celles de La Coubre jusqu’à Bonne Anse au sud.

Succédant à partir de 1862 aux ingénieurs des Ponts et Chaussées, le sous-inspecteur des forêts DE VASSELOT DE RÉGNÉ adopta une autre conduite consistant à débuter les chantiers de fixation sur le littoral, là où le sable est déposé, puis à gagner progressivement l’intérieur. C’est pour assurer plus rapidement et efficacement les ensemencements qu’il fit construire la Bouverie, des maisons forestières et un tramway forestier.

Si les reboisements s’achevèrent dans les années 1850 aux Combots, ils se prolongèrent jusqu’en 1881 à La Coubre. À la fin du XIXe siècle, l’ensemble du massif dunaire était fixé.

Les semis ayant été de pin avec un peu de chêne vert, il faut s’imaginer la jeune forêt comme une vaste pinède. Seules, des forêts particulières, à l’est, présentaient des vestiges de bois plus anciens avec pins et chênes.

Pendant le XXe siècle, la culture du pin fut entretenue. Des tentatives de diversification furent faites mais parmi les essences à proscrire formellement, à côté de l’ailante, on citait le chêne vert agent de propagation des incendies et obstacle à la régénération naturelle du pin !

Plusieurs évènements vinrent ensuite modifier la gestion de ces forêts, en particulier dans les années 1960 l’avènement de l’ère des loisirs. Les forêts devenaient des sites d’accueil du public, leur vocation initiale de production de bois se réduisant. Ce sont surtout les observations faites à la suite d’évènements  extrêmes (incendies, tempêtes) que cette gestion fut révisée. Elle fait désormais une plus grande place à la régénération naturelle, capacité qu’a la forêt de se reconstituer sans l’aide active de l’homme. Cependant, par exemple, le forestier privilégiera les chênes dans les secteurs où il se développe spontanément assurant ainsi une plus grande biodiversité.

Cette gestion doit aussi tenir compte de l’érosion marine. Depuis son acquisition par le Conservatoire du littoral, en 1978, la forêt des Combots a perdu près de 100 ha emportés par la mer (sur un linéaire côtier de 3600 m). Une frange préforestière – non ou peu exploitée - assurera la transition entre le littoral et la forêt, bande très fluctuante compte tenu de la dynamique marine et éolienne.

La réunion des forêts de La Tremblade, de La Coubre et de Saint-Augustin - Les Mathes a donné naissance en 2006 à la forêt domaniale de La Coubre occupant une surface de 4 850 ha. Dans ce massif, la forêt des Combots constitue une enclave de 850 ha.

 

La forêt domaniale est une forêt de l’État faisant partie de son domaine privé. Elle peut faire l’objet d’aliénation par vente ou par échange. Le Domaine Public comme le domaine Publique Maritime, entre les plus hautes et les plus basses eaux, est lui inaliénable. Il est public et appartient à tous tandis que la forêt domaniale ne nous appartient pas. Nous jouissons d’une tolérance accordée par l’État de pouvoir la fréquenter.

L’aliénation de la forêt nécessite un déclassement ou une désaffectation décrétée en Conseil d’État dans certaines conditions.

La forêt domaniale est gérée par l’Office National des Forêts (Établissement Public à caractère Industriel et Commercial) qui gère également la forêt des Combots et les forêts publiques soumises au régime forestier.

L’État dispose dans ses forêts du droit de chasse qu’il a transféré à l’O.N.F. lorsqu’il lui a remis en dotation les forêts domaniales. Ce droit s’exerce dans  le cadre de baux pluriannuels (chasse à tir, à courre). Ces baux confèrent des droits sur des lots de chasse dont les titulaires sont soumis à des obligations précisées dans un cahier des charges. On peut regretter parfois des abus dans l’exercice de ces droits, certains chasseurs se comportant plus comme des propriétaires que des locataires de la forêt.

Les deux forêts qui nous intéressent forment, avec des forêts privées ou communales, un ensemble de près de 7000 ha dont la plus grande partie est en forêt de protection.

Les objectifs de ce classement en forêt de protection sont, en région littorale, d’assurer la conservation de la forêt nécessaire au maintien du sol, à la lutte contre l’érosion, l’envahissement par les eaux et les sables. L’effet juridique majeur de ce classement est une interdiction de tout changement d’affectation ou tout mode d’occupation du sol de nature à compromettre la protection des boisements. Un autre volet concerne un problème important dans notre région : la fréquentation et le stationnement des véhicules motorisés qui sont réglementés (Arrêté préfectoral d’avril 1997).

Le classement en espace boisé (Espace Boisé Classé) peut intervenir dans le cadre d’un plan local d’urbanisme. Lui aussi empêche les changements d’affectation ou d’occupation des sols de nature à compromettre la conservation, la protection et la création des boisements.

Le lecteur trouvera de plus longs développements concernant l'histoire de ces forêts dans 2 ouvrages de la série Histoire presque naturelle de la presqu'île d'Arvert de Guy Estève. Tome 3 : A la redécouverte d'Anchoine. Un site patrimonial, Les Combots d'Ansoine (2009). Tome 4 : Historique du boisement du massif de La Coubre (2011).


Date de création : 21/02/2012 19:06
Dernière modification : 10/08/2012 14:04
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