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Les Forêts de la Coubre
et des Combots d'Ansoine
Un patrimoine naturel
Pourquoi cette mobilisation ?

La forêt de la Coubre est un milieu naturel exceptionnel d'une grande richesse écologique, historique et humaine pour le territoire et la population de la presqu'île d'Arvert.

Les biens communs coûtent cher à la société, la forêt domaniale fait partie du domaine public; elle aussi, tombe sous le joug de la recherche d'économies voire de la rentabilité. Les aménagements sont de plus en plus chers et les crédits de plus en plus limités. Il devient impératif de faire appel à d'autres voies pour en assurer la pérennité.

Heureusement, beaucoup de personnes sont attachées aux valeurs de ce patrimoine construit à la sueur des générations successives qui se sont attachées à nous le transmettre dans d'assez bonnes conditions.

Nature en Pays d'arvert via sa structure ADPLC se veut fédératrice de toutes les bonnes volontés décidées à sauvegarder le patrimoine naturel et la patrimoine bâti de la forêt domaniale de la Coubre et des Combots d'Ansoine.

     Rejoignez-nous, nous avons besoin de vous pour redonner vie à la forêt et la maintenir en bon état.

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Au lendemain de la promulgation de la loi Jules Ferry (l’école devra être laïque, gratuite et obligatoire. Juin 1881) des personnels résidant et travaillant à La Coubre (forestiers, gardiens de phare et de sémaphore) pétitionnent : ils demandent au préfet ‟de bien vouloir faire décider qu’une institutrice adjointe soit nommée à la Coubre, au Pavillon central forestier, pour donner l’instruction gratuite à leurs enfants dont le nombre serait de 22 à 25 en moyenne.” (Septembre 1881).L'école de la forêt dans la forêt de la Coubre

La demande est reprise et appuyée par le Conservateur des forêts (octobre). En novembre, le Sous-secrétaire d’État, président du Conseil des forêts, propose la création d’une école publique pour laquelle il offre la salle de classe, le mobilier scolaire et le logement de l’institutrice dans l’annexe du Pavillon. La seule réserve étant la nomination de l’institutrice. L’opportunité était cependant offerte par la future épouse du garde, institutrice adjointe.

À l’appui de la demande, le garde général fournit (décembre) une carte montrant l’éloignement des habitations (maisons forestières, phare, sémaphore et postes de douanes) des écoles de la presqu’île (entre 8 et 9 km).

Le dossier fit de nombreuses navettes entre l’Inspection Académique et la Sous-préfecture de Marennes et, au printemps 1882, il est communiqué au Conseil Départemental de l’Instruction Publique qui, en juin, approuve la création d’une école de hameau au Pavillon. Elle sera enfin acceptée par le Ministre qui nomme l’épouse du garde directrice de l’école (octobre).

À cette époque, on achevait les derniers semis qui avaient besoin d’être entretenus et protégés ce qui nécessitait encore un personnel assez important. Par la suite, le personnel fut réduit, les postes douaniers supprimés de sorte que le nombre d’élèves diminua sensiblement ; en 1929, il n’y en avait plus qu’entre  4 ou 6. L’autre difficulté fut le recrutement des maîtres pas toujours très attirés par la vie rustique en forêt.

Un document permet d’imaginer cet environnement. On le trouve dans le Bulletin du Syndicat des membres de l’enseignement laïque de la Charente-Inférieure (1931). Un rédacteur écrit à propos de l’état déplorable dans lequel se trouvaient certaines écoles : Je vous engage à aller faire une délicieuse promenade à travers la forêt de la Coubre, vous y rencontrerez l’école du Pavillon qui est un modèle du genre. On ne sait trop si elle a été construite pour faire une écurie ou un toit à porcs. Heureusement que les effluves bienfaisantes des pins corrigent l’insalubrité du bâtiment.

Il se trouve qu’en effet cette annexe avait été construite pour cela. Il faut donc s’imaginer la salle de classe jouxtant le ‟toit à porcs” et le fournil qui pouvait apporter un peu de chaleur car les plans ne montrent aucune cheminée dans cette pièce.

Avec beaucoup de difficultés, l’école fonctionna jusqu’en 1939 alors que l’occupant allemand s’installait dans ce secteur. Au lendemain des hostilités, l’Inspection fit savoir que le trop petit nombre d’élèves ne permettait pas la réouverture d’une classe au Pavillon.

En 1950, le Conseil Général émit le vœu que l’école rouvre ses portes. Les travaux que nécessitait sa remise en état se révélant trop onéreux, c’est dans un bâtiment construit par les allemands aux Brisquettes qu’elle fut ouverte avec10 élèves.

Puis, pendant un temps, écoliers et maître furent transportés à La Tremblade par les soins de la mairie. En 1963, 10 jeunes enfants furent confiés à un instructeur, les 16 plus âgés continuant à fréquenter l’école de La Tremblade.

Au milieu des années 1860, l’école de la forêt cessa de fonctionner. Le bâtiment redevint annexe, l’école des Brisquettes restaurée, comme le Pavillon, accueillent aujourd’hui le personnel en vacances (Service d’Action Sociale de l’O.N.F.).


Date de création : 21/02/2012 19:11
Dernière modification : 07/08/2012 11:48
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